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CRéATION 2018 
POUR 7 DANSEURS

 

DISTRIBUTION

Chorégraphie Fouad Boussouf 
Interprétation Élias Ardoin, Sami Blond, Antonin "Tonbee" Cattaruzza, Maxime Cozic, Justin Gouin, Nicolas Grosclaude
Création lumière Françoise Michel    
Habillage sonore et arrangements
Nicolas Perrin  

Durée estimée : 60 minutes


PRODUCTION / PARTENAIRES
en cours

Production                                                                                                                                                                     
Compagnie Massala

Coproduction                                                                                                                                                                     
Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine
Le Prisme - Centre de développement artistique de Saint-Quentin-en-Yvelines
Institut du Monde Arabe - Tourcoing
Fontenay-en-Scènes - Fontenay-sous-Bois
Théâtre des Bergeries - Noisy-le-Sec
FLOW - Centre Eurorégional des Cultures Urbaines - Lille

Soutiens financiers
Région Île-de-France
Conseil départemental du Val-de-Marne (Aide à la création)

Soutiens - Prêts de studio
La Briqueterie - CDC du Val-de-Marne
Pôle Culturel d'Alfortville
Centre National de la Danse
FLOW - Centre Eurorégional des Cultures Urbaines - Lille

SAISON 2017-2018
< 13 janvier 2018 > Pôle Culturel - Alfortville (94)  //PREMIÈRE//

< 23 janvier 2018 > Théâtre des Bergeries - Noisy-le-Sec (93)
< février 2018 > Festival Hip Open Dance - Flow - Lille (59)
< 16 mars 2018 > Salle Jacques Brel - Fontenay-sous-Bois (94)

< 30 mars 2018 > Centre Culturel Communal Aragon-Triolet - Orly (94)
< 8 & 9 avril 2018 > Théâtre Jean Vilar - Vitry-sur-Seine (94)
< 3 mai 2018 > Le Prisme - Élancourt (78) 

< 31 mai 2018 > Manège de Reims - Reims (51)
< 1er juin 2018 > Centre Culturel Communal André Malraux - Chevilly-Larue (94)

SAISON 2016-2017
< 7 décembre 2016 > Présentation d'un extrait - Plateau des 20 Théâtres en Île-de-France - Herblay (95)

< 26 avril 2017 > Présentation d'un extrait - Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine (94)

RÉSIDENCES
< janvier-février 2017 > Studio Dahomey - POC - Alfortville (94)

< 21-31 mars 2017 > Le Prisme - Centre de Développement Artistique - Saint-Quentin-en-Yvelines (78)
< 17-26 avril 2017 > Labos de création - Théâtre Jean Vilar - Vitry-sur-Seine (94)
< 15-20 mai 2017 > Le FLOW (Centre Eurorégional des Cultures Urbaines) - Lille (59)
< 25-29 septembre 2017 > Accueil studio Cie Dyptik - Saint-Etienne (42)
< 9-18 octobre > MAROC 

 < 11-22 décembre 2017 > Création lumières à la Briqueterie - CDC du Val-de-Marne (94) 

 < 8-11 janvier 2018 > POC - Alfortville (94)

NASS (Les Gens)

CRÉATION 2018

 

Il y a d'abord ces rythmes, sonorités des temps immémoriaux, incessantes, obsédantes. De ces rythmes naît la communion des sept danseurs, fusion des énergies et des corps, d'où surgit la puissance d'être ensemble, sa violence et ses failles inhérentes.

La société marocaine comme effervescence permanente est celle que j'expérimente chaque fois que je retourne au Maroc, qui a trouvé une voie/x singulière entre modernité et ancrage traditionnel immuable. Ce contraste m'attire et dégage une force que je cherche à saisir en osant cette confrontation dans la danse. Art pluriel, la pratique de la danse y est indissociable du quotidien, imprégnée dans les corps et les cœurs. Dans sa forme la plus aboutie, elle est acrobaties, rotations de têtes spectaculaires, torsions, sauts et mouvements requérant une grande exigence physique et technique. Instantanés de corps qui transcendent, par leur pureté et leur force, la notion d'effort et abolissent les frontières avec le spectateur.

Différentes sources d'inspiration ont été les moteurs essentiels de cette nouvelle création.
La plus évidente ce sont les danses régionales du Maroc, avec taskiouine, dans le Haut Atlas, et la reggada, dans le Nord du Maroc, toutes deux guerrières, dansées en cadence au rythme du tambour; l'ahidous (Moyen Atlas), une danse festive rythmée également par un tambourin et des battements de mains collectifs, accompagnés de piétinements et de tremblements. L'autre source d'inspiration est la tradition gnaoua - une communauté d'artistes (musiciens, danseurs, chanteurs et conteurs) située à la lisière entre l'Afrique sub-saharienne et la culture arabo-musulmane du Maghreb. En particulier leur rituel "lila" qui prépare l'être et son corps à entrer dans un état dit "de transe", appelé par un groupe grâce à la musique, aux chants, et qui invite les invisibles (les génies) à se joindre aux humains. Mystique et religieuse, cette pratique est à mon sens la quintessence de notre état d'homme, sans cesse pris dans nos contradictions entre rationalité et spiritualité.

L'écriture chorégraphique de NASS est une invitation au dialogue avec le continent africain et plus particulièrement le Maroc, pays de naissance du chorégraphe. NASS affirme le syncrétisme de la dimension populaire et urbaine de la danse hip-hop. Elle interroge ses racines et propose de les replacer dans son cheminement jusqu'à nos pratiques actuelles.

Artiste engagé, ma danse est au service du partage de cet héritage artistique et culturel, elle questionne les identités plurielles, entre rupture et continuité.

Fouad Boussouf

 

*Le mot "nass" signifie "les gens" en arabe et fait référence au célèbre groupe Nass el Ghiwane (Les gens bohèmes) qui a fait connaître la culture gnawa dans les années 70 avec le mouvement hippie. Les textes poétiques et anticonformistes ont valu aux membres du groupe plusieurs passages en prison, mais ont permis l'émergence du rap marocain, porteur de textes engagés, en écho au modèle américain.